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Qu'est-ce que
ça veut dire?

Vous vous questionnez sur le sens ou la définition d’un mot?

Nous vous proposons quelques réflexions concernant le vocabulaire utilisé par Autisme Soutien.
 Cet outil est évolutif et sera progressivement mis à jour.

Le terme « a/Autisme » comme nom commun s’inspire d’une façon de faire observée dans les communautés s /Sourdes. 

Il permet de reconnaître que pour certaines personnes :

  • être autiste (avec une minuscule) est un état, une condition ou encore une façon d’être;

alors que pour d’autres 

  • être Autiste (avec une majuscule) représente une partie de leur identité et de leur culture. 
L’approche antisuicidiste repose sur l’accompagnement et priorise la personne. Elle se différencie des approches axées sur la prévention du suicide qui se centrent plutôt sur la primauté à la vie. Une approche anti-suicidiste :
  • privilégie la bienveillance et la réduction des méfaits;
  • permet aux personnes sur le spectre de la suicidalité de s’exprimer en toute liberté, sans craindre de:
    • ne pas être crues ou de ne pas être respectées dans son histoire et son vécu;
    • de se faire imposer des interventions sans son consentement (autrement dit, contre sa volonté).
Voici quelques ressources pour en savoir plus sur l’approche anti-suicidiste:
Une approche neuro-affirmative:
  • valorise la fierté d’être a/Autiste et la saine acceptation de soi;
  • reconnait et dénonce la stigmatisation (et l’auto-stigmatisation). 
Les approches et les activités neuroaffirmatives
  • Reconnaissent les forces et les droits de la personne;
  • Considèrent les combinaisons d’identités et d’expériences qui font que chaque personne est unique et complexe;
  • Dénoncent les attentes basées sur les façons d’être, d’agir et de penser des majorités allistes (non-autistes);
  • Respectent les différences, sans chercher à les changer ou à les « guérir »;
  • Rejettent les interventions qui :
    • Nient ou limitent les façons d’être, de penser, de parler, de faire et de vivre qui sont différentes;
    • Encouragent le camouflage et poussent des personnes à cacher qui elles sont vraiment.

Le camouflage est une stratégie utilisée par les a/Autistes pour éviter la marginalisation, la stigmatisation et l’exclusion (aussi appelé masquage ou « masking » en anglais).

Le camouflage consiste à cacher ou à modifier ses façons d’être, d’agir ou de communiquer pour les rendre plus conformes à celles attendues dans la société, autrement dit, pour les aligner aux attentes neuronormatives. Le camouflage peut par exemple impliquer :

  • d’apprendre à imiter les expressions faciales, les gestes, les intonations ou les codes sociaux neuronormatifs;
  • de s’empêcher de bouger ou de « stimmer »;
  • d’éviter de lire ou d’écrire en public, pour ne pas révéler ses difficultés;
  • de se forcer à demeurer dans un environnement sensoriellement sur stimulant, voire hostile.

Le camouflage a plusieurs conséquences :

  • fatigue / épuisement
  • stress / anxiété
  • confusion et perte d’identité,
  • isolement et exclusion
  • bien-être réduit / taux de dépression plus élevé/ suicidalité
  • etc.

Les réalités intersectionnelles se rapportent aux vécus associés à la combinaison (à l’intersection) des différentes identités et expériences qui font qu’une personne est unique et complexe.

Cette idée est utile pour comprendre la multiplication des obstacles rencontrés par les personnes discriminées sur la base de différentes identités (p. ex. être une femme Noire Autiste; être une personne autiste et queer).

Le mouvement de la neurodiversité repose sur trois grandes idées :

  1. La neurodiversité est une est réalité biologique qui forme naturelle et valable de diversité humaine. Elle représente la variation (qu’on dit neurocognitive) qui se retrouve naturellement chez les humains, c’est-à-dire la variation dans le fonctionnement du cerveau et donc dans les façons de percevoir l’information qui nous entoure, de penser et de réfléchir, d’agir, de communiquer et d’interagir, etc.
  2. Penser qu’il existe un cerveau ou un fonctionnement neurocognitif « normal » ou « meilleur » est une fiction, une invention qui n’est pas plus valable que l’idée selon laquelle il y aurait, par exemple, un genre ou une culture plus « normale » qu’une autre.
  3. Les relations de privilège et de pouvoir liés à la neurodiversité sont similaires à celles exprimées en lien avec d’autres formes de diversité humaine, par exemple l’ethnicité, le genre, la culture.

La neurormativité décrit l’ensemble des normes, des valeurs, des attentes et des pratiques qui déterminent et balisent établie et balise ce qui est considéré « adéquat » et « acceptable » et ce qui est considéré « déviant » ou « inférieur » en ce qui concerne, notamment, les façons de:

  • Réaliser une tâche ou une activité
  • D’orienter ou de maintenir son attention
  • Orienter son regard et d’exprimer ses émotions
  • Percevoir, interpréter et comprendre l’information
  • Communiquer, exprimer ses idées, mener une conversation
  • Etc.

 

Les profils neurocognitifs sont des descriptions des fonctionnements (affectif, cognitif et sensoriel) qui influencent les façons de percevoir l’information qui nous entoure, de penser et de réfléchir, d’agir, de communiquer et d’interagir, etc.

Les profils neurocognitifs ne doivent jamais être utilisés pour classer les personnes en catégories « normales » ou « anormales ». Ils sont toutefois utiles pour reconnaître les caractéristiques propres à chaque personne (ou groupe de personnes) et leurs besoins spécifiques. Mieux connaître les profils neurocognitifs est aidait pour ajuster les environnements ainsi que les façons d’être, d’agir et de communiquer aux préférences et aux besoins des personnes.